20 juillet 2010

Caravane 2009

04 mars 2010

Allez Nicolas !

01:01 Écrit par Paul dans Littérature | Commentaires (0) | Tags : litterature, foire, ancion, polar

19 février 2010

Il y a 5 ans

elhorga


"On sait que bon nombre de joueurs français de rugby ont dû leur renom, ces dernières années, non pas à leur habileté à plaquer l'«ennemi» sur les pelouses du Tournoi des six nations, mais à ce qu'ils ont accepté de poser à poil dans des calendriers de charme pour garçons sensibles et solitaires. Erotisme pour érotisme, si l'on s'en tient à la fameuse définition de Georges Bataille (approbation de la vie jusque dans la mort), on peut de loin préférer cette image saisie à l'occasion du match France-Angleterre, dimanche dernier à Twickenham.

Devant, le Français Pepito Elhorga, derrière, l'Anglais Martin Corry. Une image pieuse de ce point de vue, puisqu'il n'y a souvent qu'un doigt, celui de sainte Thérèse d'Avila par exemple, de l'extase religieuse à la béatitude sexuelle. Ici, comme dans une allégorie, la France semble se pâmer d'être prise par l'Angleterre ou, comme on le dit dans le vocabulaire technique du rugby, d'être «tamponnée». En notant, pour l'honneur du joueur anglais, qu'il y a du tact dans son mouvement.

Certes, le poing droit de Martin est serré, prêt à rouer les flancs de Pepito, mais sa main gauche s'incruste comme un gentil reposoir sous le coude du Français.

Ce geste tendre attire l'instantané vers la pietà païenne, très douloureuse si l'on en juge par le masque convulsif de Pepito Elhorga, tel un cri vers le ciel.

Dans ses bras musclés, Pepito serre délicatement ce ballon qui pourrait être son enfant mort, ou, s'il était ovipare, l'oeuf de sa progéniture, menacé par quelque prédateur en short blanc. Mais ce qui nous lie surtout à cette image, ce sont les mains bandées du joueur français qui lui font comme des mitaines de douleur. D'imaginer qu'il souffre, on a mal pour lui. Et on voudrait être sa mère pour le consoler, l'appeler «mon grand». Ce bandage bondage concentre toute la charge émotionnelle de la scène. Comme un rite humain ancestral, une sorte de terreur délicieuse qui agglutine l'idée de sexe et sa conjuration."


Libération, 19 février 2005

 

11:30 Écrit par Paul dans Il y a 5 ans | Commentaires (0) | Tags : litterature, sport, rugby

12 février 2010

Il y a 5 ans

Ces quelques textes-alphabets écrits il y a 5 ans par mes étudiants. Mais quel talent ! A vous....

 

Antoine Belliard, commercial diplômé espagnol francophone gérontophile hideux, imagine Jean Kalfon, le moniteur nautique organisé, partir quérir richesses supplémentaires (tentation universelle) via Waterloo,  Xanatos, Yucatan, Zanzibar
 
Anonyme, étudiant Commercial interne

 
Annonçant brièvement ces demoiselles en français, Gérard Hulot, inspecteur judiciaire, lança miraculeusement Nadine ou Paulette quand René suivant Tante Ursula, vieille Waterlootoise xénophobe, y zéla.
 
Paul, étudiant Commercial interne

 
Avec bonne conscience, décence, énergie fournie graduellemment, H intensifie journalièrement  K, la marge nécessaire obtenue par quantité résultat, surtout toutefois union volontaire...
 
Mouna, étudiante Commercial interne


Avec baignoire cassée, Dame Eloïse fait grande honte, il jeta lames mais n'opposa pas quantité résistance, se targuant un vrai....
 
Anonyme, étudiant Commercial interne

 
Arbres bleus, Centre des étrangers, Forêts géantes, Hautres images joyeuses,  Koalas luisants, Menus, n'ont pas que rêves, souvenirs traumatisants, utiles, vrais wagons...
 
Anonyme, étudiant Commercial interne
 

Avenir beaucoup coûteux depuis et faisant gestuellement harmonie inconditionnelle jusque kilométriquement lent, ma naissance opposée par qualificatif raisonnable, se taille une voie watt, xylophonée, yen, zen...
 
Raphaël, étudiant Commercial interne

11:07 Écrit par Paul dans Ecoles Ixelles | Commentaires (0) | Tags : ecole, litterature, cocq

29 novembre 2009

Il y a 5 ans

Il y a 5 ans, le blog de La Lettre aux Amis rendait hommage au vieil ami Ubu

“ Il devient un compagnon de chaque jour et sa connaissance cruelle et amusée de la vie me surprend.”
 
Henry Bauchau, Antigone

12:00 Écrit par Paul dans Il y a 5 ans | Commentaires (3) | Tags : litterature, amitie, nostalgie, ubu, bauchau

04 juillet 2009

PIJA : le jury belge !

2009 Reg 010

03:27 Écrit par Paul dans Actualité | Commentaires (0) | Tags : litterature, jeunes, pija

PIJA : le jury belge !

 

2009 Reg 001

03:27 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (0) | Tags : litterature, jeunes, pija

PIJA : le jury belge !

2009 Reg 009

03:26 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (0) | Tags : litterature, jeunes, pija

PIJA : le jury belge !

Perso Hugo

03:26 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (0) | Tags : litterature, jeunes, pija

PIJA : le jury belge !

2009 Reg 016

03:25 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (0) | Tags : litterature, jeunes, pija

02 avril 2009

PIJA Belgique

Pija belgique

Grande animation au PIJA : le Prix interrégional Jeunes Auteurs consacré cette année aux medias rentre dans ces deux derniers mois. Plus de 500 écoles répercutent l'information auprès de leurs élèves.

09:47 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (0) | Tags : pija, litterature, jeunesse

19 novembre 2008

Le site du PIJA Belgique change de blush

Pour mieux affronter les jours plus sombres de l'automne et de l'hiver, le site du PIJA Belgique se pare de couleurs plus vives, plus jeunes, et même - pourrait-on dire - un peu "tendance" : le violet, le turquoise, le fuchsia. Des couleurs rayonnantes et optimistes pour marquer le passage au Prix 2009 qui se profile...

PIJA Site 20081109

www.pijabelgique.be

14:00 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (0) | Tags : litterature, jeunes, site, pija

27 septembre 2008

PIJA

Le View Master du Jury du PIJA en Suisse !

Depuis l'année dernière, le Prix interrégional Jeunes Auteurs s'est redéployé en Belgique francophone avec beaucoup de succès. Pour l'édition 2008 consacrée aux contes et aux nouvelles, le PIJA Belgique a enregistré 255 candidatures de jeunes auteurs de 15 à 20 ans, se plaçant dans le Top 3 des régions participantes avec la Suisse (330 textes) et la Franche-Comté (126).

 Lors la délibération du jury international en Suisse, le texte La jungle d'Anne-Sophie Kalbfleish (20 ans) a obtenu un magnifique 3e prix. Et Lacrimae mundi de Cassandre Closset (16 ans) a retenu l'attention du jury au point d'être également publié dans l'ouvrage PIJA 2008 aux Editions de l'Hèbe (parution en décembre).

Au total, plus de 900 textes seront parvenus aux différentes régions du Prix interrégional Jeunes Auteurs.

L'édition 2009 du PIJA sera consacrée à l'article de presse et à la lettre. www.pijabelgique.be

 

18:00 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (3) | Tags : pija, litterature, jeunesse

29 août 2008

Cinéma Pathé : Sous le soleil de Satan

Dans un champ de terre noire, par une nuit trop claire, l’abbé Donissan, modeste curé de campagne, affronte Satan, sous les traits d’un maquignon à chapeau mou. Dès lors, massif, gauche, tourmenté par sa foi et le sens de sa mission, l’abbé devenu douloureusement visionnaire traque le Mal : au fond de l’âme de Mouchette, une belle meurtrière… Qui a oublié le poing tendu de Maurice Pialat au festival de Cannes 1987, un soir de Palme d’or et de sifflets ? (« Vous ne m’aimez pas ?… Je ne vous aime pas non plus ! ») Le cinéaste manie la foudre comme personne. C’est dire si son film, âpre et austère, sous un ciel plombé, parle de Dieu et d’absolu aux antipodes de toute image sulpicienne. Au commencement, il y a le livre de Georges Bernanos, roman lucide et mystique, sur la solitude de la foi, quête claire-obscure et brutale. On a beaucoup reproché au cinéaste de s’être trahi, d’avoir abandonné son réalisme coutumier en transposant ce chef-d’œuvre avec trop d’application. Cette pesanteur, au contraire, qui écrase les êtres et les personnages, permet à Pialat d’instiller une violence sourde, mais aussi dévastatrice que dans ses autres films. La campagne du Nord se transforme en chaos de glèbe et de chaux, en univers silencieux où s’affrontent le Bien et le Mal, la foi et le doute. Cette torpeur fantastique se déchire parfois, comme une lourde tenture, laissant entrevoir la figure tragique de Mouchette (sublime Sandrine Bonnaire) et sa damnation. Gérard Depardieu incarne un abbé éperdu et fruste, comme encombré de Dieu. Humblement, il se drape d’ombre, et suggère cet étonnant paradoxe : c’est dans l’obscurité, dans la grisaille du monde, que peut éclore la grâce, loin du soleil trompeur de Satan.

Cécile Mury, Télérama

12:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema, litterature

Cinéma Pathé : Sous le soleil de Satan

La jeune Mouchette, 16 ans, tue son amant. Tout le monde pense que le défunt s'est suicidé. Mais l'adolescente ressent le besoin de confier son crime à l'abbé Donissan, le vicaire du village. Une relation étrange, malsaine et fallacieuse se noue entre eux. 

Un projet mûrement réfléchi
En 1972, Maurice Pialat adapte son propre roman, Nous ne vieillirons pas ensemble. Avec Sous le soleil de Satan (1987), il adapte pour la première fois le roman d'un autre écrivain, et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit de Georges Bernanos. Ce projet lui tient à coeur depuis longtemps. En 1983 déjà, il déclare au magazine Positif :"ça me tient depuis dix ans, l'abbé Donissan, on a l'impression que ça a été écrit pour Depardieu. Il pourrait être étonnant là-dedans. Quant à Sandrine Bonnaire, bien qu'elle n'ait pas ce côté "chat maigre", elle ferait sûrement une Mouchette intéressante." 

Georges Bernanos
Les oeuvres de Georges Bernanos ont inspiré deux films à Robert Bresson : Le Journal d'un cure de campagne (1950) et Mouchette (1967). En 1960, Philippe Agostini et le Père Raymond Leopold Bruckberger adaptent Le Dialogue des Carmelites. En 1987, Maurice Pialat réalise Sous le soleil de Satan. C'est alors la quatrième fois qu'une oeuvre Georges Bernanos est adaptée au cinéma, mais celle-ci est la première à être en couleur.

Mouchette, une enfant perdue
Mouchette, l'héroïne misérable de Georges Bernanos, semble être la victime toute désignée de la cruauté des hommes. Dans Mouchette de Robert Bresson, elle est mal-aimée puis violée. Elle réapparaît dans Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat en adolescente farouche et manipulée. 

Pialat et Toscan du Plantier
En 1975, Daniel Toscan du Plantier devient directeur général adjoint de Gaumont. C'est sous son autorité en particulier que sont produits et distribués A nos amours (1983) et Police (1985) de Maurice Pialat. En 1985, la Gaumont se sépare de lui. Mais Pialat reste fidèle à son producteur et ami. Les deux hommes travaillent ensemble pour Sous le soleil de Satan (1987), puis Van Gogh (1991). Maurice Pialat disparaît le 11 janvier 2003. Daniel Toscan du Plantier s'éteint le 11 février de la même année.

Acteur fétiche
Gérard Depardieu fait partie de l'univers de Maurice Pialat. L'acteur tient le rôle principal de Loulou (1980), Police (1985) et Sous le soleil de Satan (1987). Dans Le Garçu (1995), l'acteur interprète le personnage de Gérard, père d'un petit garçon prénommé Antoine, joué par Antoine Pialat, le propre fils du réalisateur. 

Pialat vu par ses proches
Maurice Pialat disparaît le 11 janvier 2003 à l'âge de 77 ans. Ses proches lui rendent aussitôt d'émouvants hommages. Dans le journal Le Monde, Gérard Depardieu parle de l'"immense humanité" du cinéaste. Isabelle Huppert déclare : "c'était un pessimiste, un insoumis, il a su quoi faire de son désespoir : des films. Il ne transformait pas le réel, il ne le sublimait pas : il le disait. Maurice n'est plus là, je suis triste." Daniel Toscan du Plantier confie : "j'ai mesuré, en 25 ans de travail avec lui, [...] le poids de Pialat, qui n'a d'égal que celui de Jean Renoir dans le cinéma français de la seconde moitié du XXème siècle." 

Une actrice révélée
En 1980, Maurice Pialat révèle au public une jeune inconnue de 15 ans nommée Sandrine Bonnaire. L'actrice en herbe joue une jeune ingénue frivole dans A nos amours et le réalisateur interprète son père. Une relation filiale naît entre les deux personnages au-delà de la fiction. Ils se retrouvent pour Police (1985) et Sous le soleil de Satan (1987). 

Maurice Pialat acteur
A ses débuts au cinéma, Maurice Pialat interprète un petit rôle dans Que la bête meure (1969) de Claude Chabrol. Par la suite, il joue dans de rares films, dont deux qu'il réalise : A nos amours (1983) et Sous le soleil de Satan (1987). 

Une Palme controversée
En 1987, Sous le soleil de Satan remporte la Palme d'or au festival de Cannes sous les huées du public. Sur scène, Maurice Pialat lève le poing au ciel et clame : "Si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus." Si le film est loin de faire l'unanimité auprès du public et de la presse, il obtient néanmoins sept nominations aux César en 1988 dont celles du meilleur film, du meilleur réalisateur (Maurice Pialat), de la meilleure actrice (Sandrine Bonnaire), du meilleur acteur (Gérard Depardieu) et de la meilleure photographie (Willy Kurant). 

Les félicitations de François Mitterrand
Suite au palmarès du Festival de Cannes en 1987, le président de la République, Monsieur François Mitterrand, a adressé un message à Maurice Pialat : "Cette Palme d'or du quarantième Festival de Cannes a force de symbole. Elle récompense l'oeuvre d'un cinéaste qui a su s'inspirer d'un de nos grands écrivains. Elle désigne le cinéma comme terre d'écriture et de beauté. Elle montre la vitalité que peut et doit connaître le cinéma français."

Jack Lang approuve la décision du jury
Aussitôt après la proclamation du palmarès du quarantième Festival de Cannes, l'ancien ministre de la culture Jack Lang a exprimé son enthousiasme, félicitant le jury d'avoir attribué la Palme d'or à Maurice Pialat. Il a ensuite déclaré : "cette récompense est d'abord la reconnaissance tant attendue de l'immense talent d'un grand maître du cinéma français et de l'interprétation exceptionnelle de Gérard Depardieu et Sandrine Bonnaire." 

De rares Palmes d'or
Losque Sous le soleil de Satan remporte la Palme d'or au Festival de Cannes en 1987, cela fait vingt ans qu'un film français n'a pas remporté la prestigieuse récompense. Le dernier film français à l'avoir remportée est Un homme et une femme de Claude Lelouch en 1966. Source : Allociné

10:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema, litterature

Cinéma Pathé : Sous le soleil de Satan

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08:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema, litterature, bernanos

27 août 2008

Cinéma Pathé : Sagan

"Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse." Françoise a tout juste 18 ans quand elle écrit les premières lignes de Bonjour Tristesse, un roman dont le succès fulgurant suffira à lancer le mythe de " La Sagan ". Un mythe fait de formules brillantes, d'amours affranchies et de scandales tapageurs, derrière lesquels se cache une femme, que l'on qualifie d'anticonformiste pour ne pas la dire libre. Libre d'écrire, d'aimer, et de se détruire...

Un téléfilm avant d'être un film
Sagan était initialement un téléfilm en deux parties de quatre-vingt-dix minutes ("Un charmant petit monstre" et "Des bleus à l'âme") réalisé pour France 2. Au vu de sa qualité, Luc Besson, via sa société EuropaCorp, décide d'en acquérir les droits pour le cinéma. Sorti en salles le 11 juin 2008 pour une version cinématographique de près de deux heures, Sagan sera diffusé par France 2 trois mois plus tard en format téléfilm de trois heures. 

Retrouvailles
Sagan marque plusieurs retrouvailles. C'est ainsi la deuxième fois que Diane Kurys, après L'Anniversaire, dirige Pierre Palmade. Ce dernier avait déjà tourné avec Arielle Dombasle dans Astérix et Obélix contre César. Guillaume Gallienne et Lionel Abelanski avaient travaillé ensemble à deux reprises : pour Narco et Un samedi sur la Terre. Enfin, Jeanne Balibar et Denis Podalydès sont des habitués l'un de l'autre, puisqu'ils ont partagé l'affiche de trois films avant Sagan : Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle), Comédie de l'innocence et Dieu seul me voit (Versailles-chantiers). 

Actes manqués
Diane Kurys n'a pas connu Françoise Sagan. Elles avaient pourtant failli travailler ensemble : la cinéaste avait proposé à l'écrivain d'écrire le scénario des Enfants du siècle, sachant qu'elle adorait la correspondance entre George Sand et Alfred de Musset. Cela ne s'est finalement pas fait. 

L'idée d'un film sur Sagan
"J'ai toujours eu l'impression qu'elle faisait partie de ma vie", explique Diane Kurys. "En lisant les articles qui lui étaient consacrés (...) au moment de son décès, (...) j'ai vu à quel point sa vie avait été romanesque, intense, riche. (...) Je me suis mise à lire tout ce qu'on avait écrit sur elle, je me suis replongée dans ses romans, j'ai regardé ses interviews, et l'idée de faire un film sur sa vie ne m'a plus quittée."

Une personnalité atypique
Françoise Sagan était dotée d'une forte personnalité, difficile à cerner. Diane Kurys raconte comment elle s'y est prise pour dresser son portrait : "J'ai voulu la montrer dans son ambiguïté, à la fois proche, humaine et totalement imprévisible. Je n'ai pas cherché à la rendre meilleure qu'elle n'était, j'ai seulement voulu la rendre vraie, en essayant de m'approcher au plus près. Elle était généreuse, passionnée, passionnante et elle pouvait être un monstre d'égoïsme, elle était lâche aussi, parfois. Faire le portrait de quelqu'un, c'est aussi faire un portrait de soi-même."

Les hommes et femmes de sa vie
En amont du tournage, Diane Kurys a tenu à rencontrer certaines personnalités qui avaient marqué l'entourange de Françoise Sagan, dont Florence Malraux, Jean-Claude Brialy ou Régine. Elle a en outre demandé au fils de l'écrivain, Denis Westhoff, d'être le conseiller artistique du film. "C'est la première personne que j'ai appelée quand j'ai eu l'idée de faire ce film", explique-t-elle. "J'avais besoin de son approbation, de son regard, et de son aide. Il lui ressemble beaucoup, j'étais d'ailleurs très impressionnée à l'idée de le rencontrer."

L'évidence du choix de l'actrice
L'idée de faire tenir le rôle de l'écrivain à Sylvie Testud s'est très vite imposée à la réalisatrice. Lors d'un déjuner avec Thierry Taittinger qui revenait de l'enterrement de Françoise Sagan, celui-ci avait d'ailleurs dit à Diane Kurys que si un film se faisait, il faudrait prendre Sylvie Testud. Un choix que ne regrette absolument pas la cinéaste : "Cela m'a paru une évidence, et c'est elle que j'avais en tête quand je me suis lancée dans l'aventure. C'est une femme intelligente et courageuse, comme Sagan, et elle écrit elle aussi... Elle a compris le challenge que représentait le rôle. Elle a aussi un côté "petit soldat" : elle entraîne son monde derrière elle, et c'était un vrai bonheur de voir son travail, sa concentration et la légèreté avec laquelle elle avait l'air de faire tout cela."

La place de l'improvisation
Sur Sagan, la réalisatrice dit avoir laissé une grande liberté aux interprètes : "Depuis quelques films, moi qui avais tendance à vouloir tout contrôler, je me "lâche" sur l'improvisation. Moins on contrôle, plus on est heureux à la fin : je laisse donc aller autant que possible, dans les moments où cela vient, et en fonction des personnalités."

Une phrase culte
Quand on demande à Diane Kurys s'il existe une phrase de Françoise Sagan qui l'a particulièrement marquée, elle répond : "Je voudrais avoir dix ans, je voudrais ne pas être adulte. Voilà." Une phrase qui, pour la cinéaste, représente vraiment l'écrivain : quelqu'un qui n'a pas voulu grandir, qui a voulu, dans sa pensée, dans son mode de vie et son désir de liberté, rester une petite fille en révolte, une enfant un peu trop gâtée mais désireuse de garder son innocence. 

Un rôle sur mesure
Si Sylvie Testud indique avoir été à la fois enchantée et paniquée quand Diane Kurys lui a offert le rôle ("Je ne voyais pas de rapport évident entre Sagan et moi"), elle s'est finalement rendu compte que toutes les deux étaient finalement assez proches. "En lisant des biographies, en l'écoutant, en la regardant, j'ai effectivement découvert beaucoup de points communs. Par exemple, comme elle, j'aime les belles voitures (...) Elle explique qu'elle ne boit pas de champagne et qu'elle est très déprimée dans les soirées qui n'offrent que du champagne : moi aussi."

Des amis qui nous veulent du bien...
Sylvie Testud indique avoir rencontré certains des amis de Françoise Sagan encore en vie, mais qu'ils lui ont en fait compliqué la tâche. "Le premier la disait timide, le deuxième la qualifiait de séductrice, le troisième voyait en elle une introvertie...chacun se l'était appropriée." Ce sont finalement les enregistrements et l'INA qui ont le plus aidé l'actrice. "Après, c'est la vision artistique de Diane [Kurys] qu'il me fallait suivre." Source : Allociné

10:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema, litterature

Cinéma Pathé : Sagan

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08:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema, litterature

22 juillet 2008

Cinéma Pathé : India song

India song

12:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema, litterature

17 juillet 2008

Le View Master de la délibé belge PIJA 2008

 

23:10 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (0) | Tags : pija, litterature, jeunes

03 juillet 2008

Le PIJA BElgique a délibéré !

Photos test 079

La photo officielle de la délibération ;-)

Toutes les photos sur notre site

02:07 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (0) | Tags : pija, jeunesse, litterature

29 juin 2008

Le PIJA Belgique a délibéré !

Préparation de la photo officielle de la délibération du jury régional du PIJA Belgique.

02:15 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (0) | Tags : pija, jeunesse, litterature

19 juin 2008

Caravane des Dix Mots 2008

Comment ne pas parler de l'émotion devant les images mises en boîte de la Caravane des Dix mots 2008, un projet qui aura donné du souffle à cette belle année de l'Institut Fernand Cocq.

Au moment de terminer l'année, tous ces visages imprimés dans le souvenir...

Caravane 1

Caraven 2

vlcsnap-210728

01:54 Écrit par Paul dans Ecoles Ixelles | Commentaires (0) | Tags : ecole, projets, caravane, litterature

09 juin 2008

 

Michigan

J'arrive au bout de ma longue marche : 240 textes déjà pour le PIJA 2008... Quelques textes arrivent encore de Suisse, et je suis au bout.

01:36 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (0) | Tags : pija, belgique, litterature, jeunes

15 avril 2008

Nicolas Ancion à l'Institut Fernand Cocq

14avril 007

Dans le cadre de la rencontre avec Nicolas Ancion, les étudiants de l'Institut Fernand Cocq se sont vus offrir un exemplaire du livre Prix interrégional Jeunes Auteurs 2007.

23:07 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (0) | Tags : litterature, pija, enemenent, projets, informatique, ecoles

14 avril 2008

Nicolas Ancion à l'Institut Fernand Cocq : le View Master

13 avril 2008

PIJA

23:22 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (0) | Tags : pija, evenement, litterature, informatique

PIJA

18:52 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (0) | Tags : pija, evenement, litterature, informatique

PIJA

15:30 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (0) | Tags : evenement, litterature, informatique, pija

PIJA

La Lettre aux Amis sur grand écran !! Impressionnant, non ? Merci à Thierry, Vincent et Alice, les magiciens de la technique. Et à Justyna bien sûr.

14:18 Écrit par Paul dans PIJA | Commentaires (0) | Tags : pija, informatique, litterature, evenement