12 février 2010

Il y a 5 ans

Ces quelques textes-alphabets écrits il y a 5 ans par mes étudiants. Mais quel talent ! A vous....

 

Antoine Belliard, commercial diplômé espagnol francophone gérontophile hideux, imagine Jean Kalfon, le moniteur nautique organisé, partir quérir richesses supplémentaires (tentation universelle) via Waterloo,  Xanatos, Yucatan, Zanzibar
 
Anonyme, étudiant Commercial interne

 
Annonçant brièvement ces demoiselles en français, Gérard Hulot, inspecteur judiciaire, lança miraculeusement Nadine ou Paulette quand René suivant Tante Ursula, vieille Waterlootoise xénophobe, y zéla.
 
Paul, étudiant Commercial interne

 
Avec bonne conscience, décence, énergie fournie graduellemment, H intensifie journalièrement  K, la marge nécessaire obtenue par quantité résultat, surtout toutefois union volontaire...
 
Mouna, étudiante Commercial interne


Avec baignoire cassée, Dame Eloïse fait grande honte, il jeta lames mais n'opposa pas quantité résistance, se targuant un vrai....
 
Anonyme, étudiant Commercial interne

 
Arbres bleus, Centre des étrangers, Forêts géantes, Hautres images joyeuses,  Koalas luisants, Menus, n'ont pas que rêves, souvenirs traumatisants, utiles, vrais wagons...
 
Anonyme, étudiant Commercial interne
 

Avenir beaucoup coûteux depuis et faisant gestuellement harmonie inconditionnelle jusque kilométriquement lent, ma naissance opposée par qualificatif raisonnable, se taille une voie watt, xylophonée, yen, zen...
 
Raphaël, étudiant Commercial interne

11:07 Écrit par Paul dans Ecoles Ixelles | Commentaires (0) | Tags : ecole, litterature, cocq

18 novembre 2008

Il y a 5 ans

Il y a cinq ans, la dame dans le tram était en visite à l'Institut Fernand Cocq

La dame dans le tram (1993), scénarisé par Jean-Philippe Laroche et Ariane Le Fort (qui a publié Comment font les gens ?, un beau roman aux Editions du Seuil), se passe dans un tram bruxellois, le 33 Madeleine (inspiré par la chanson de Jacques Brel ). Une dame munie d'un sac à provision imposant avec armature métallique, lunettes sur le bout du nez, gratte un billet de Presto. Un noir monte et s'assied à côté d'elle, il enlève ses chaussettes. La dame dit en se cramponnant à son sac : "C'est quand même pas des gens comme nous !" et elle ajoute : "C'est pas difficile de se laver!", etc. Ces propos racistes ne provoquent d'autres réactions qu'un silence gêné. Un contrôleur monte et aussitôt, la dame montre son ticket en l'agitant sous le nez du noir qui le lui prend, l'avale et descend à l'arrêt suivant. Lorsque le contrôleur lui réclame son titre de transport, la dame au sac se voit contrainte de payer une amende à la STIB. C'est une fable réaliste (l'anecdote serait vraie) qui a l'allure d'un conte moral et qui démontre la supériorité d'une malice élevée au rang des beaux-arts sur l'agressivité et la bêtise.

14:00 Écrit par Paul dans Ecoles Ixelles | Commentaires (1) | Tags : projet, cinema, racisme, ecole

17 novembre 2008

La Caravane des Dix mots

Caravane 2008b

Dans nos mains aujourd'hui, le florilège des Caravanes du monde entier. Trente territoires du monde entier palabrent, déblatèrent, jactent et enchantent les Dix mots qui ont mis le feu à l'année 2008. Une farandole de bonheur venue d'Algérie, de Chine, de Guadeloupe, de Hongrie, du Mali, de Pologne, de Suisse... et de l'Institut Fernand Cocq !

23:56 Écrit par Paul dans Caravane des 10 mots, Ecoles Ixelles | Commentaires (0) | Tags : ecole, projets, caravane, mots

La Caravane des Dix mots

Ce lundi, grande journée pow-wow de la Caravane des dix mots 2009, avec l'Institut Fernand Cocq et Murmure media, mais aussi la Caravane rhônoise et un représentatnt de l'Ambassade de France pour la Flandre !

14:00 Écrit par Paul dans Caravane des 10 mots, Ecoles Ixelles | Commentaires (0) | Tags : projet, ecole, caravane

01 septembre 2008

 

Fermé lundi

C'est la rentrée des classes, les gars !

08:00 Écrit par Paul dans Ecoles Ixelles | Commentaires (1) | Tags : ecole, projets

31 août 2008

La minute d'égotisme de Monsieur Marcel

"- On va raviver quelques souvenirs ensemble. Quels sont ceux que tu as gardés des romanes, toi qui es sorti en 1993 ?
- Plutôt de bons souvenirs. De solides amitiés. Des journées de fête. Quelques problèmes informatiques mémorables : 45 secondes d'impression pour chaque page de mon mémoire. Une véritable épreuve sportive ! Mais une formation souvent passionnante, en fait. Une passion pour la linguistique qui ne m'a pas quittée.
- Et pourtant, tu n'as pas voulu t'insérer dans l'enseignement de plein exercice…
- Ce qu'on a fait de l'école dans notre société me stupéfie. Pourquoi cet abandon, ce mépris des professeurs ? Il m'arrive souvent de penser que la seule façon d'aider l'école aujourd'hui est de la laisser s'effondrer complètement. En tout cas je crois que, si on a de l'affection pour quelqu'un, le seul conseil d'ami qu'on puisse lui donner aujourd'hui est de ne pas s'engager dans cette voie. Souvent, j'ai des discussions passionnées avec les amis qui ont décidé de devenir profs. Bien sûr leur enthousiasme est génial, mais en même temps c'est derrière cette foi dans leur métier que la société en général cache son véritable déni de la transmission. Ils sont le meilleur alibi pour ne rien remettre en question. D'un autre côté, ils ont évidemment raison de partager leur volonté de bien faire. Je garde en tout cas un infini respect pour eux.
- Ce qui est particulier dans ton cas, c'est que tu t'es tourné vers un type d'enseignement moins connu, la promotion sociale. Explique-nous en quelques mots.
- C'est un enseignement en soirée, à destination des adultes, dans une école communale qui regroupe 80 nationalités. L'enseignement y est très dynamique, on y parle de gourmandise et de volonté d'apprendre, on y rit beaucoup, mais chacun y travaille avec rigueur puisque les objectifs sont l'accès à l'emploi, l'intégration sociale, le bien-être de la personne en général. J'assure aussi des formations en entreprise pour des gens qui doivent développer leur français. Là, c'est la découverte du métier des autres qui est étonnante. Dans l'ensemble, c'est une forme d'enseignement très valorisante, totalement inattendue, joyeuse, exigeante mais pleine de chaleur humaine, particulièrement instable professionnellement, mais ça, c'est un peu notre carte de visite à tous, les romanistes…
- Avec toi, on s'y perd d'ailleurs un peu. Tu as travaillé dans un centre de santé, dans un théâtre pour enfants, tu as même été libraire…
- Je crois qu'il faut toujours avoir la force de se réinventer. Un jour, tu es derrière un bureau, tu fais bien ton boulot, tu es un collègue sympa. Personne ne va venir te chercher, tu peux attendre la pension. Si tu n'as pas de projet, personne n'en aura pour toi. Et donc il faut se faire une saine violence, un ami dit qu'il faut toujours se penser ailleurs qu'à l'endroit où l'on est. Nous sommes des énergiques, des volontaires, choisir les romanes est déjà un acte de bravoure, alors il ne faut pas en rester là…
- Aujourd'hui, tu t'occupes aussi d'un prix littéraire pour les 15-20 ans… Voilà qui devrait intéresser nos étudiants.
- Oui, le PIJA fait appel aux jeunes qui aiment écrire. S'ils ont du talent, ils sont publiés, récompensés d'un prix de 1000 euros et invités à rencontrer les autres jeunes de Suisse, de France, de Vallée d'Aoste et de Roumanie. Formidable, non ? Petit à petit se crée un réseau de jeunes auteurs à travers l'Europe francophone. C'est vrai que ce serait bien de recevoir des textes de chez vous cette année : 
www.pijabelgique.be  Ils n'écrivent plus, les romanistes, de nos jours ?
- Et toi, tu écris ?
- C'est toujours un grand mot, non ? Disons que j'ai la chance d'être publié en Suisse, je viens de sortir un ouvrage sur la bande dessinée qui retrace l'histoire du genre, ses codes, ses anecdotes, et c'est déjà mon troisième titre. Ça aussi, c'est un chouette clin d'œil vers le passé. Pour moi, écrire des livres est devenu une de mes activités, et parfois j'oublie d'en profiter vraiment, mais je sais que le petit gars du fond des âges est vachement content.
- Et celui d'aujourd'hui ? Content de sa formation de romaniste ?
- Je me dis que j'aurais peut-être dû me détacher un peu de l'obligation de réussir vite. J'ai été diplômé à 21 ans, mais la vie n'est pas une course. Je serais bien resté un an ou deux de plus pour le plaisir, juste pour apprendre sans la pression du diplôme à aller chercher. En partant, j'avais cité à M. Wilmet une phrase qui disait : "C'est à l'université de la vie qu'on obtient sa licence en bon sens." Mais, justement, il n'y a pas que le bon sens, il y aussi la vigoureuse folie, la curiosité affamée. Il n'y a même que ça, au fond.
- Tu sais, on est trop long.
- Tant pis, tu couperas, chacun son boulot."

paru dans l'Inforom n°5 - février 2008

20:00 Écrit par Paul | Commentaires (2) | Tags : ecole, bio, romanes, ulb

19 juin 2008

Caravane des Dix Mots 2008

Comment ne pas parler de l'émotion devant les images mises en boîte de la Caravane des Dix mots 2008, un projet qui aura donné du souffle à cette belle année de l'Institut Fernand Cocq.

Au moment de terminer l'année, tous ces visages imprimés dans le souvenir...

Caravane 1

Caraven 2

vlcsnap-210728

01:54 Écrit par Paul dans Ecoles Ixelles | Commentaires (0) | Tags : ecole, projets, caravane, litterature

20 avril 2008

Festival des Grands Jours : Une plongée dans Bruxelles 58

 

L'Institut Fernand Cocq a présenté sur les murs du Théâtre de L'L deux des projets qui l'ont accompagné tout au long de l'année : la Caravane des Dix Mots et Bruxelles 58.

22:36 Écrit par Paul dans Ecoles Ixelles | Commentaires (0) | Tags : projets, ecole, bruxelles, evenement, caravane

03 mars 2008

Le projet Bruxelles 58 est lauréat !

logo_jelis

L'Institut Fernand Cocq est lauréat 2008 de l'opération Je lis dans ma commune avec son beau projet sur Bruxelles 58 et l'Atomium.

Le projet a pour but de brasser les thèmes qui ressortent de l'observation de l'univers de Bruxelles 58 : le progrès, la fête, mais aussi le rapport difficile aux colonies, la politique des blocs est-ouest, la foi dans de nucléaire… 

Bruxelles 58 nous laisse une foule de documents, architecturaux, visuels, textuels et sonores qui sont une mine d'informations propices à la curiosité, à la réflexion et à la re-création imaginaire.

 

Comme toujours, l'Institut Fernand Cocq cherchera à favoriser des rencontres, des accueils de personnes-clés pour accompagner les classes dans leur réflexion. Est notamment prévue la visite de l'exposition Bruxelles 58 au CIVA le 17 de ce mois de mars.

15:00 Écrit par Paul dans Ecoles Ixelles | Commentaires (0) | Tags : cocq, bruxelles58, atomium, ecole, projet

04 novembre 2007

Brève de comptoir

"Y a pas longtemps, en traversant la cité derrière chez moi, j'entends une voix crier "Français !". J'ai mis du temps à me rendre compte que c'était un ancien élève qui voulait m'interpeller en gueulant la matière que j'étais censé lui avoir enseignée; du coup, j'avais aucun scrupule à ne pas m'être souvenu de son nom:" ah c'est vous ! Vous faites quoi maintenant ? Rien ! Ah ben c'est bien, d'accord, allez, j'dois y aller, sinon Auchan va fermer, hein, et la prochaine fois, évitez de gueuler comme ça pour m'interpeller, ça se fait pas hein, moi j'dis pas de loin "Fainéantise !" ou "Indiscipline !"

lu sur internet ce samedi

22:30 Écrit par Paul | Commentaires (1) | Tags : ecole

14 octobre 2007

Brèves de comptoir

"Si vous ne faites pas carrière dans la médiation culturelle, vous pourrez toujours faire carrière dans la tarte au citron."

citation, "18 ans, j'entre en fac", FR3, vendredi 12 octobre

16:00 Écrit par Paul dans Actualité | Commentaires (2) | Tags : citation, ecole, universite

03 septembre 2007

C'est la rentrée, les gars...

Scht ecole
Vu sur schtroumpfs.org

Quand faut y aller, faut y aller.....

 

08:00 Écrit par Paul dans Ecoles Ixelles | Commentaires (0) | Tags : ecole, rentree

16 juillet 2007

Souvenir du festival des Grands Jours 2007 - Théâtre de L'L

 

 

Bravo à l'équipe de l'Athénée Charles Janssens !

15:00 Écrit par Paul dans Ecoles Ixelles | Commentaires (0) | Tags : theatre, ecole, projet

24 février 2007

Lunettes noires pour bac blanc

snickers

"Goûter

Ce matin au lycée c'était bac blanc de français, ouh là là. Les choses deviennent sérieuses, quoi.
Alors hier, j'ai coaché. C'est une de mes casquettes, ça, coach.
Elèves super stressés : "Oh là là comme on va se planter" "Moi je prends des calmants aux plantes tous les soirs" "Je vais vomir de stress je vous jure", "On est obligés d'y aller ?" etc.
Alors liste des consignes : revoir les méthodologies, les figures de style, se coucher tôt (pour une fois), se calmer, ne pas paniquer si le sujet paraît infaisable, twasson, le sujet paraît toujours infaisable, bien utiliser son brouillon, gérer son temps (apporter une montre donc et non, pas le portable), faire un plan (ça je l'ai répété en boucle), structure, rigueur, méthode, en cas de panique on m'envoie un mèl le soir, je répondrai (la prof qu'a pas de vie) et l'épreuve dure quatre heures, alors on prend sa petite bouteille d'eau et de quoi grignoter, surtout si on petit-déjeune pas (ils ne petit-déjeunent jamais), et bien sûr on reste les quatre heures, c'est un exercice, ça compte dans la moyenne, alors on joue le jeu à fond.
J'ai coaché quoi.

Résultat ce matin, à 8h, je surveillais trois classes mélangées, dont ma mienne d'hier. Et sur chacune des tables de "ma" classe et uniquement d'elle, s'amoncelait : bouteilles d'eau ou de coca, gâteaux aux céréales, twix, kinder country, croissants, barquettes aux fraises, briquettes de lait chocolaté (avec paille), snickers, mars et j'en passe.
C'est tout ce qu'ils avaient retenu : la bouffe autorisée en cas d'examen.

C'était plus un bac blanc
c'était un pique-nique."

 

Sixtine http://closetomapomme.blogspot.com/

00:02 Écrit par Paul dans Ecoles Ixelles | Commentaires (0) | Tags : ecole, bac, bouffe

05 février 2007

 

Vive lécole

02:23 Écrit par Paul dans Ecoles Ixelles | Commentaires (0) | Tags : ecole, republique, prof, politique

22 janvier 2007

 

Un élève de l'Institut technique Cousot, à Dinant, renvoyé vendredi dernier pour faits de stupéfiants, s'est introduit ce matin, vers 9h15, dans le bureau du directeur et lui a porté deux coups de couteau. Le directeur de l'Institut Cousot a été hospitalisé au centre hospitgalier de Dinant. Le jeune auteur, âgé de 16 ans, a été interpellé dans sa fuite alors qu'il se trouvait à proximité de la gare de Dinant. Il était élève de 3e professionnelle à l'Institut Cousot.

Source : Le Soir

11:19 Écrit par Paul dans Actualité | Commentaires (0) | Tags : actualite, ecole

30 septembre 2006

Les profs : des moins que rien ?

Mépris, négligence ou sabotage de quelques fonctionnaires crasseux ?

 

Plusieurs milliers d'enseignants francophones n'ont pas perçu leur salaire comme prévu vendredi en raison d'un problème informatique survenu le même jour à l'administration de la Communauté française.

15:23 Écrit par Paul dans Actualité | Commentaires (1) | Tags : ecole