23 mai 2009

Festival de Cannes

schtroumpf-tournage

Vu sur schtroumpfs.org

13:13 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema cannes

24 novembre 2008

Cinéma Pathé : Good bye, Lenin !

Alex, un jeune Berlinois de l'Est, apprend la chute du mur alors que sa mère est dans le coma à la suite d'un infarctus. Celle-ci a toujours été quelqu'un d'actif, participant avec enthousiasme à l'animation d'une chorale.
Les mois passent et le coma continue. La ville se transforme, les voitures occidentales sillonnent les rues, les publicités envahissent les murs. Au bout de huit mois, elle ouvre les yeux dans une ville qu'elle ne peut plus reconnaître. Alex veut absolument lui éviter un choc brutal que son coeur affaibli ne pourrait supporter.
Profitant de son alitement, avec l'aide de sa famille et de ses amis, il reconstruit autour d'elle son univers familier, convoque les jeunes chanteurs de la chorale, sollicite l'aide d'un ancien cosmonaute, reconverti en chauffeur de taxi, et s'efforce de faire revivre la RDA dans les 79 m² de l'appartement, remis aux normes socialistes.

Le scénariste Bernd Lichtenberg 
Au printemps 1990, Bernd Lichtenberg vit à Berlin lorsque l'idée du scénario de Good bye Lenin lui vient à l'esprit. Mais il précise :"J'ai eu l'impression que ce n'était pas encore le bon moment, les événements étaient trop récents, le choc trop violent, le temps n'était pas encore venu de filmer cette histoire et j'ai rangé le scénario dans un tiroir." C'est en voyant le film de Wolfgang Becker Das Leben ist eine Baustelle qu'il a eu l'idée de reprendre son scénario et de l'envoyer au réalisateur qui s'est montré immédiatement intéressé.

La chute du Mur de Berlin
La chute du Mur de Berlin est le résultat d'une série d'événements engendrés par la poltique de Glasnot par Gorbatchev dans le bloc soviétique. Première étape : les Hongrois ouvrent leur frontière avec l'Autriche en mai 1989 et les Allemands de l'Est se ruent en Hongrie pour passer à l'Ouest. A partir de là, les manifestations de masse s'enchaînent en RDA et contraignent le Président Erich Honecker à démissionner, laissant le pouvoir à Egon Krenz. Mais la pression de la foule est trop forte : le 9 novembre 1989, les Berlinois de l'Est prennent d'assaut le Mur sans rencontrer de résistance de la part des garde-frontières.

Petite et grande Histoire
Le réalisateur Wolfgang Becker déclare à propos de Good Bye Lenin : "Ce qui était fascinant, c'était de lier cette histoire d'amour filial et totalement privée, avec l'énorme choc provoqué par la chute du Mur, entraînant l'anéantissement de toutes les valeurs avec lesquelles les Allemands de l'Est ont vécu pendant tant d'années, l'idée folle de ce fils qui voulant préserver la vie de sa mère, orchestre un mensonge qui le dépasse, et dans lequel il s'empêtre de plus en plus avec comme toile de fond cet évenement considérable."

Un grand succès en Allemagne
Ce film a remporté un grand succès en Allemagne avec 6 millions d'entrées et a raflé de nombreux prix dans son pays dont celui du Meilleur film allemand, du public, du Meilleur comédien, du Meilleur montage, des Meilleurs décors, du Meilleur second rôle masculin et de la Meilleure musique composée par le Français Yann Tiersen. 

La société X-Filme
La société de production X-Filme Creativ Pool a été fondée en 1994 par Tom Tykwer, Wolfgang Becker, Dani Levy et Stefan Arndt avec le but de fonctionner comme la United Artists.

Séance spéciale pour les députés allemands
Une séance de projection spéciale organisée par la société de production a été offerte aux 250 députés allemands au Berliner Kino International. Source : Allociné

10:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

Cinéma Pathé : Good bye, Lenin !

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08:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

23 novembre 2008

Cinéma Pathé : Valse avec Bashir

Pour ceux que mon avis intéresse : SourireSourireSourire

Avec une forme à ce point hybride, le film ne peut que susciter l'intérêt, parfois un intérêt qui dépasse sa valeur objective - pour autant que ce concept existe au cinéma, disons une valeur qui tiendrait avec le recul. Mais lui dénier cet intérêt, ce serait oublier la beauté formelle foudroyante de cet objet artistique, sa plastique exceptionnelle, la qualité de ses choix musicaux et de son rythme, la "photographie" et le "cadrage", termes qu'on emploie à plaisir car on se joue à oublier qu'on est entre l'animation, le cinéma documentaire et la représentation onirique, au coeur du bonheur de l'oeil, et d'une Histoire contemporaine revisitée avec tant de densité.

20:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

Cinéma Pathé : Valse avec Bashir

Valse avec Bachir est un film autobiographique. Ari Folman, metteur en scène israélien, a rendez-vous en pleine nuit dans un bar avec un ami en proie à des cauchemars récurrents, au cours desquels il se retrouve systématiquement pourchassé par une meute de 26 chiens. 26, exactement le nombre de chiens qu'il a dû tuer au cours de la guerre du Liban, au début des années 80 !
Le lendemain, Ari, pour la première fois, retrouve un souvenir de cette période de sa vie. Une image muette, lancinante : lui-même, jeune soldat, se baigne devant Beyrouth avec deux camarades.
Il éprouve alors un besoin vital de découvrir la vérité à propos de cette fraction d'Histoire et de lui-même et décide, pour y parvenir, d'aller interviewer à travers le monde quelques-uns de ses anciens compagnons d'armes.
Plus Ari s'enfoncera à l'intérieur de sa mémoire, plus les images oubliées referont surface.

 
Note d'intention d'Ari Folman
"J'ai réalisé Valse avec Bachir du point de vue d'un soldat quelconque, et la conclusion est que la guerre est si incroyablement inutile ! Ca n'a rien à voir avec les films américains. Rien de glamour ou de glorieux. Juste des hommes très jeunes, n'allant nulle part, tirant sur des inconnus, se faisant tirer dessus par des inconnus, qui rentrent chez eux et tentent d'oublier. Parfois ils y arrivent. La plupart du temps, ils n'y arrivent pas.

Mise en images
Valse avec Bachir a d'abord été tourné en vidéo, monté comme un film de 90 minutes, puis Ari Folman et ses animateurs ont développé un story board en 2300 dessins, qu'ils ont ensuite animé. Le long métrage mélange animation Flash, d'animation classique et de 3D, et chaque dessin a été crée de toutes pièces par le directeur artistique du film, David Polonsky, et ses trois assistants.

Témoignages
Sur les neuf personnes interrogées tout au long de Valse avec Bachir, seules deux ont refusé d'apparaître à l'écran sous leur véritable identité. Mais leurs témoignages sont bien réels, tout comme le sont les sept autres intervenants.

D'après une histoire vraie
"Cette histoire est mon histoire personnelle", déclare le réalisateur Ari Folman. "Le film retrace ce qui s'est passé en moi à partir du jour où j'ai réalisé que certaines parties de ma vie s'étaient complètement effacées de ma mémoire.Les quatre années pendant lesquelles j'ai travaillé sur Valse avec Bachir ont provoqué en moi un violent bouleversement psychologique. J'ai découvert des choses très dures dans mon passé (...)"

Destin animé
Valse avec Bachir n'est pas vraiment la première inscursion d'Ari Folman dans le monde de l'animation, puisqu'il avait participé à la série documentaire The Material That Love Is Made Of (2004), dont chaque épisode commence par quelques minutes animées où l'on voit des scientifiques exposer leur théorie sur l'évolution de l'amour.

Et de trois !
Valse avec Bachir est le troisième long métrage réalisé par Ari Folman, après Sainte Clara (1996) et Made in Israel (2001).

Présenté à Cannes
Valse avec Bachir a fait partie de la Sélection officielle (compétition) du 61e Festival de Cannes.

 

18:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

Cinéma pathé : Valse avec Bashir

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15:35 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

18 novembre 2008

Cinéma Pathé : Et Dieu créa la femme

Pour ceux que mon avis intéresse : SourireSourire

Plus que par la plastique de bardot, le film vaut surtout par un rythme endiablé et jazzy, par les passions prises dans la chaleur langoureuse de l'été. La chape du désir et de la possession plombe les fronts, tandis que la liberté papillonne et crie son chant.

12:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

Cinéma Pathé : Et Dieu créa la femme

Juliette, une jeune femme d'une beauté redoutable, n'attire que convoitises autour de sa personne. Trois hommes se disputent son coeur indécis.

Juliette par Vadim 
Vadim déclara qu'il voulait "à travers Brigitte, restituer le climat d'une époque, Juliette est une fille de son temps, qui s'est affranchie de tout sentiment de culpabilité, de tout tabou imposé par la société, et dont la sexualité est entièrement libre. Dans la littérature et les films d'avant-guerre, on l'aurait assimilée à une prostituée. C'est dans ce film, une très jeune femme, généreuse, parfois désaxée, et finalement insaisissable, qui n'a d'autre excuse que sa générosité."

Le scandale Bardot 
La "Bardot mania" que suscita le film fut d'abord un phénomène américain avant d'être français. Passé relativement inaperçu malgré quelques manifestations vertueuses, les violentes tentatives d'interdiction outre-Atlantique attirèrent la curiosité du public américain qui en fit un véritable succès. Les instances catholiques de Lake Placid tentèrent notamment d'acheter tous les billets du cinéma exploitant et menacèrent d'excommunication quiconque verrait le film. Comme une bombe à retardement, le phénomène BB débarqua ensuite en France.

Bardot - Vadim : première! 
Mariée à l'époque avec Roger Vadim, Brigitte Bardot tourna plusieurs autres films sous sa direction malgré leur divorce en 1957 : Les Bijoutiers du clair de lune (1957), La bride sur le cou (1961), Le Repos du guerrier (1962), Histoires extraordinaires (1968) et Don Juan 73 (1973). Source : Allociné

10:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

Cinéma Pathé : Et Dieu créa la femme

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17 novembre 2008

Cinéma Pathé : Bullitt

Pour ceux que mon avis intéresse :Sourire

Difficile de ne pas s'amuser avec les poursuites en voiture, à bord de la mythique Ford Mustang.

“Walter Chalmers, politicien ambitieux et sans scrupules, charge le lieutenant de police Frank Bullitt, de la police de San Francisco, de protéger le gangster Johnny Ross, prêt à témoigner dans un procès contre la puissante organisation à laquelle il appartient. Premier film américain du britannique Peter Yates (choisi par Steve McQueen qui avait remarqué Robbery), Bullitt provoqua à sa sortie de multiples surprises. On découvrait, avec ce suspense policier habile et très efficace, une nouvelle manière d’évoquer les rapports entre les mondes du crime, de la police et de la politique, qui annonçait tout un courant de films policiers à venir durant la décennie suivante : tournage en décors naturels (imposé par le réalisateur, qui fit aussi réécrire le scénario), musique jazzy de Lalo Schifrin qui allait faire école. Sans oublier que si le film est resté célèbre pour sa spectaculaire poursuite en voiture dans les rues de San Francisco, il s’attache aussi à dédramatiser l’action en intégrant des éléments anodins qui participent à la création de l’atmosphère (on suit Bullitt lorsqu’il va faire ses courses), des silences, des hésitations, des temps morts, des moments d’attente dans une chambre d’hôtel. Depuis, le cinéma hollywoodien nous a habitués à ce type d’histoire mettant en cause la corruption et le pouvoir politique ; et, grâce à la technicité moderne, cascades et poursuites sont toujours plus éblouissantes. Mais l’on retrouve toujours avec le même plaisir Steve McQueen, faussement flegmatique, et la ravissante Jacqueline Bisset. Seul le fait que Peter Yates ait sacrifié en partie la psychologie des personnages aux scènes d’action a contribué à « dater » le film.”

d’après André Moreau, Télérama

12:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

Ciné Pathé : Bullitt

Bullitt, un lieutenant de police, est chargé par un politicien ambitieux de protéger Johnny Ross, un gangster dont le témoignage est capital dans un procès où est impliqué l'homme politique. Malgré les précautions prises par Bullitt et ses hommes, Ross est grièvement blessé, puis achevé sur son lit d'hôpital. Bullitt s'aperçoit alors que la victime n'était pas le vrai Ross...

Adapté d'un roman de Robert L. Pike
Bullitt est adapté d'un roman de Robert L. Pike intitulé Mute witness.

Pourquoi Peter Yates ?
C'est après avoir vu et apprécié Trois milliards d'un coup (1967) que Steve McQueen confia la réalisation de Bullitt à Peter Yates. Ce film allait marquer les débuts du cinéaste britannique à Hollywood.

Les exigences de Peter Yates
Peter Yates accepta de réaliser le film à deux conditions : que le scénario soit modifié et que le tournage se déroule dans des décors naturels. En tournant à l'extérieur, le réalisateur voulait en effet moderniser le sujet.

McQueen soutient Yates
Steve McQueen, également producteur du film, soutint les exigences de Peter Yates face aux studios Warner Bros. A la fin du tournage, la major, qui devait produire cinq autres films dans lesquels devait jouer l'acteur, préféra résilier le contrat qui la liait à la star.

Le soutien du maire de San Francisco
Joseph L. Alioto, le maire de San Francisco, autorisa Steve McQueen à tourner dans la ville et mit à la disposition de l'acteur trois policiers pour barrer les rues et assurer la sécurité des lieux où avait lieu l'action. En guise de remerciement, Steve McQueen obligea les studios Warner Bros à donner au maire l'argent nécessaire à la construction d'une piscine.

La scène de poursuite automobile
Concernant la célèbre course de voitures dans les rues de San Francisco, Steve McQueen fit appel à son ami Bill Hickman, ancien coureur motocycliste, pour conduire le véhicule qu'il poursuit dans le film. L'acteur exigea par ailleurs de ne pas être doublé dans cette séquence. La vitesse au compteur pouvait atteindre deux cents kilomètres à l'heure. Le tournage de cette scène dura trois semaines et nécessita le recours à deux Ford Mustangs et deux Dodge Chargers.

Steve McQueen prend des risques
Autre scène dans laquelle Steve McQueen prit des risques : celle de la poursuite sur la piste d'atterrissage de l'aéroport. C'est en effet lui-même qui poursuit le véritable Ross en se trouvant sous les roues d'un avion prêt à décoller.

Aux prises avec un syndicat
Steve McQueen et sa société de production Solar se sont vu reprocher par le syndicat des acteurs de second plan d'avoir employé quatre véritables infirmières dans une scène se déroulant à l'hôpital au lieu d'avoir eu recours à des figurants. Pour calmer l'affaire, l'acteur proposa qu'une partie des bénéfices du film soit versée au dit syndicat.

En référence à Dave Toschi
Pour son personnage de flic rebelle, Steve McQueen s'inspira de la personnalité de l'inspecteur Dave Toschi, chargé de l'affaire du Zodiac killer à San Francisco. L'acteur demanda à avoir les mêmes costume, holster et arme à feu - un revolver Cobra 38 - que ce dernier.

Pour la première fois Bullshit !
C'est la première fois qu'est mentionnée l'injure Bullshit ! dans le scénario d'une grosse production hollywoodienne. 

Retrouvailles McQueen / Vaughn
Bullitt marque les retrouvailles de Steve McQueen avec Robert Vaughn. Les deux acteurs ont été partenaires dans Les Sept mercenaires en 1960. Ils se retrouveront par la suite dans La Tour infernale en 1974. 

Un succès colossal au box-office
A sa sortie en salles, Bullitt généra, dans le monde entier, 19 millions de dollars de recettes, soit presque cinq fois l'argent qui avait été investi pour financer le film. 

L'Oscar du Meilleur montage
Bullitt remporta l'Oscar du meilleur montage en 1969. 

1ère collaboration Yates / Fraker
Bullitt marque la première collaboration de Peter Yates avec le directeur de la photographie William A. Fraker. Les deux hommes travailleront à nouveau ensemble sur le thriller Délit d'innocence en 1989. 

Le compositeur Lalo Schifrin
Lalo Schifrin a composé le thème musical de L'Inspecteur Harry. On lui doit notamment ceux d'Un shérif à New York de Don Siegel, de Bullitt ou encore de la série télévisée policière Starsky et Hutch.  Source : Allociné

 

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Cinéma Pathé : Bullitt

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13 novembre 2008

Cinéma Pathé : Looking for Richard

Non pas une adaptation cinématographique de Richard III, mais un documentaire alerte et drôle, qui vise à mieux faire connaître et aimer Shakespeare et s’interroge sur la résonance de son univers dans le monde contemporain. D’un côté, nous assistons à l’exploration et aux répétitions de la pièce par Al Pacino et l’équipe d’acteurs-amis qu’il a réunis bénévolement autour de son projet. De l’autre, à une enquête où se mêlent des micros-trottoirs dans les rues de New York et l’avis de divers spécialistes. Ces deux aspects intimement liés convergent dans le désir de l’acteur-metteur en scène d’actualiser Shakespeare. Le chapitre consacré à la langue et au phrasé de l’époque est à la fois érudit et d’une drôlerie irrésistible : voyez l’exposé de John Gielgud sur la force spirituelle et rythmique du pentamètre iambique, sitôt suivi d’une intervention irrévérencieuse de Pacino. Chemin faisant, on assiste à la confrontation des diverses interprétations possibles des personnages, abordées d’une façon concrète qui se révèle captivante. Le film évolue du décorticage du texte à son interprétation « physique », en nous montrant les acteurs s’approprier progressivement leurs rôles. Aussi, si l’évocation du contexte historique de la pièce est utile à sa compréhension, Pacino suggère que ce qui compte en définitive pour le spectateur, ce n’est pas tant la précision du texte que le sentiment qu’il communique. Dans son aspect patchwork et work in progress conjuguant le rire et la gravité, Looking for Richard forme un tout étonnamment homogène. Al Pacino réussit le tour de force de nous rendre accessible une pièce complexe en la dépoussiérant. Il espère aussi contribuer par là à décomplexer les acteurs américains face à Shakespeare et à son mythe écrasant.

d’après Gilles Marsolais, 24 images

20:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

Cinéma Pathé : Looking for Richard

A la recherche de Shakespeare a travers la mise en scéne de "Richard III" par un shakespearien convaincu, Al Pacino, qui a déjà incarné par deux fois la pièce la plus populaire du dramaturge, et qui s'interroge avec humour et passion sur l'art et la manière d'aborder un tel rôle, nous entraînant dans les coulisses de son théâtre intime pour nous faire partager sa passion de comédien.

Les festivals de Looking for Richard
Looking for Richard fut présenté au Festival de Sundance ainsi qu'au 49e Festival de Cannes où il obtint un grand succès d'estime. 

Al Pacino dans Richard III
Grand acteur de théâtre et admirateur inconditionnel de l'oeuvre de Shakespeare, Al Pacino avait déjà interprété Richard III sur les scènes de Boston (1972) et de Broadway (1979).
À la fin des années soixante-dix, il animait des séminaires sur le sujet dans les écoles et universités de la côte Est. Il put alors se rendre compte à quel point l'oeuvre de Shakespeare était mal connue des étudiants.
Lorsqu'on lui proposa de tourner Richard III pour le cinéma, naquit l'idée de Looking for Richard, non pas une simple adaptation de la pièce, mais un film à volonté pédagogique qui tenterait d'approcher de manière plus originale la teneur de l'oeuvre. 

Tournages en lieux réels
Accompagné de son metteur en scène Frederic Kimball (qui tient un petit rôle dans Looking for Richard), Al Pacino a tourné quelques scènes dans la maison natale de William Shakespeare à Stratford-upon-Avon ainsi que le Globe Theatre à Londres, alors en pleine rénovation. 

Un film sur l'art d'interpréter Shakespeare
Le tournage de Looking for Richard s'est étalé sur trois ans, interrompu périodiquement par l'emploi du temps du comédien, engagé pour travailler sur deux pièces et trois films.
Grâce à ses relations, Al Pacino réussit à s'entourer d'une équipe de comédiens prestigieux qui acceptèrent tous de participer à l'expérience à titre gracieux, sachant que l'entreprise n'avait aucune chance d'être rentable sur le plan commercial.
Parallèlement, il interrogea de grands spécialistes mondiaux de William Shakespeare ainsi que des personnalités du théâtre anglais l'ayant interprété. Il confronte ainsi la conception britannique de la pièce et de son interprétation à celles des artistes américains, pour qui Shakespeare fut toujours difficile d'approche.
 
Une expérience cinématographique unique
Cette expérience unique en son genre n'était pas destinée, au départ, à donner naissance à un long métrage, mais "c'est au fil du temps, par étapes et tâtonnements successifs que le projet a pris cette forme" (Al Pacino). Le comédien avait déjà réalisé un documentaire de ce style pour la télévision américaine, American Actors and Shakespeare.  Source : Allociné

 

 

18:45 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

Cinéma Pathé : Looking for Richard

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16:03 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

28 septembre 2008

Cinéma Pathé : Fanfan la Tulipe

Pour ceux que mon avis intéresse : SourireSourire

Enlevé, souvent drôle, avec quelques cabotinages heureux qui nous plongent dans un univers à la Asterix. Comme cette allusion au "Je ne vous aime pas non plus" de Bertrand Tavernier. Ou ce pastiche complètement exceptionnel, plan par plan, mais donc en costumes XVIIe, d'une scène du Full metal jacket de Kubrick.

12:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

Cinéma Pathé : Fanfan la Tulipe

Dans la France du XVIIIe siècle, Fanfan, un jeune aventurier intrépide et fougueux, s'engage dans l'armée du roi, encouragé par la belle Adeline, la fille d'un sergent recruteur. En route vers le campement, il fait fuir des brigands qui tentaient de dévaliser le carrosse royal de Madame de Pompadour et d'Henriette, la fille du roi. Il y voit un signe du destin et tente alors de déjouer un complot historique. A la clé, la gloire et un amour inattendu...

Un héros célébré sur papier et sur grand écran
Personnage populaire et imaginaire du 17e siècle apparu dans diverses chansons durant les guerres en dentelles, aventurier au grand coeur amateur de vin et de jolies femmes, Fanfan la Tulipe a été le héros de plusieurs longs métrages. En 1907, il fait ses armes en noir et blanc dans un film muet d'Alice Guy, puis revient sur le devant de la scène en 1925 dans le Fanfan la Tulipe de René Leprince. En 1952, c'est la consécration avec le long métrage de Christian-Jaque, qui sera suivi d'une série de bandes dessinées publiées dans L'Intrépide puis dans Pif puis dans deux albums en 1952 et en 1980. Enfin, en 2002, Luc Besson lance un remake du film de Christian-Jaque, mis en scène par Gérard Krawczyk sur un scénario signé Jean Cosmos et Luc Besson. 

Les interprètes de Fanfan la Tulipe
Si Gérard Philipe est l'interprète le plus célèbre de Fanfan la Tulipe, on retiendra également Aime Simon-Girard, incarnation du personnage dans le Fanfan la Tulipe de 1925, et Vincent Perez dans le Fanfan la Tulipe version Luc Besson. A la fin des années quatre-vingt-dix, Patrick Bruel a un temps été envisagé pour incarner Fanfan, dans un projet de téléfilm finalement avorté. 

Un remake fidèle mais moderne
Selon les propres mots du producteur Michel Feller :"Notre ambition était de satisfaire à la fois ceux qui connaissent les aventures de Fanfan et ceux qui vont les découvrir. Sans trahir le célèbre film de Christian-Jaque, nous voulions l'adapter au ton de notre époque. Cinquante ans se sont écoulés entre les deux films et beaucoup de choses, de valeurs ont évolué".

Un rêve d'acteur
L'acteur Vincent Perez confie:"Dans le bureau de mon agent, il y a au mur l'affiche du film de Christian-Jaque avec Gérard Philipe. Pendant des années, j'ai vu cette image, et je dois avouer que j'ai souvent rêvé d'incarner le personnage".

Tournage 
Durant 85 jours répartis sur 5 mois, l'équipe de Fanfan la Tulipe a tourné dans les plus belles régions de France, l'équipe de repérage s'est évertuée à découvrir des panoramas préservés et spectaculaires capables d'accueillir l'action.

Comment les habiller tous?
Avec plus de 600 costumes Fanfan la tulipe constitue un vrai cas d'école. C'est à Olivier Beriot, le créateur des costumes et son équipe qu'a été confiée la tâche d'habiller les 16 rôles principaux et tous les figurants. 

Un film d'époque de notre temps
Fanfan la Tulipe mélange les genres. Tournées avec plusieurs caméras, certaines scènes sont des séquences d'action digne des plus gros blockbusters, entre une ambiance d'époque et une technique à la pointe de la mise en scène.

Des acteurs hétéroclites
Pour les nombreux rôles du film la production et le réalisateur ont mélangé des comédiens venus d'horizons différents. Aux côtés de Vincent Perez, on retrouve une star internationale Penélope Cruz, des acteurs de théâtre et quelques surprises. Source : Allociné

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Cinéma Pathé : Fanfan la Tulipe

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08:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

27 septembre 2008

 

Pour ceux que mon avis intéresse : SourireSourire

Un film à l'écriture passionnante, inventive mais sans afféterie, généreuse pour les acteurs mais sans lenteur (bien que je n'aie rien contre la lenteur). Des acteurs, précisément, d'une grande densité, filmés de très près. Un rapport à l'espace amené par le technique de "polyvision", qui fait sentir sentir les maisons, les appartements, les places publiques, et nos déambulations, nos errances, nos pauses. Du cinéma que j'aime, celui qui se rendrait presque nécessaire, loin de la malbouffe esthétique qu'on nous déverse. Vive l'Espagne et son cinéma.

12:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

Cinéma Pathé : La soledad

Récits croisés de deux destins urbains
Adela a décidé de commencer une nouvelle vie. Elle quitte sa petite ville de province pour s'installer à Madrid avec son bébé. Malgré les difficultés qu'implique un tel changement, elle trouve un travail et noue de nouvelles amitiés. C'est alors qu'un attentat terroriste brise sa vie.
Antonia est propriétaire d'un petit supermarché à Madrid. Elle mène une vie tranquille, entourée de son compagnon et de ses trois filles. La paix familiale se brise lorsque sa fille ainée lui demande de l'argent pour s'acheter un appartement.

Une émotion diffuse sur la vie
Pour le réalisateur Jaime Rosales, La Soledad a commencé par une émotion: "Une émotion diffuse sur la vie, sur le monde qui nous entoure, sur les relations qui nous unissent les uns aux autres. Cette émotion est devenue un besoin de faire un film, de partager avec le spectateur des préoccupations. Une angoisse aussi. D'une certaine façon, la mort est au coeur de cette angoisse. Nous sommes à la fois destinés à souffrir et à surmonter la souffrance. Nous sommes à la fois durs et sensibles mais au bout du compte, notre dureté prend le pas sur notre sensibilité. Dans le film, la vie malmène les personnages, elle les montre dans des moments où ils sont forts et dans d'autres où ils sont vulnérables. Puis elle poursuit son chemin à travers le temps".

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Une étrange façon de se comporter les uns avec les autres
Les relations humaines ont toujours été un sujet très intéressant pour le réalisateur: "L'étrange façon que nous avons de nous comporter les uns avec les autres me fascine. Nous plaisantons de sujets sérieux. Nous dissimulons nos intentions pour tromper l'autre et tout ce que nous obtenons, c'est une plus grande confusion encore. Ainsi, nous pouvons aller jusqu'à haïr la personne que nous aimons le plus au monde. Nous accordons beaucoup d'importance à l'argent. L'argent est au centre de la plupart de nos conversations et de nos actions. Je pense que nous sommes généralement guidés par de bonnes intentions mais que nous ne sommes pas toujours prêts à montrer ce que nous pensons ou ressentons réellement".

Deux femmes pour un film
Le réalisateur Jaime Rosales a souhaité pour son long métrage raconter non pas une mais deux histoires, de femmes: "Nous sommes habitués à ce que les films nous racontent une histoire. Ici, il s'agit de l'histoire de deux femmes : Antonia et Adela. Le film suit les événements qui leur arrivent. Les émotions qui découlent de ce qu'elles font ou cessent de faire et la façon dont tout cela rejaillit sur leur entourage est au coeur du film. Pourtant, de mon point de vue, faire un film ne se borne pas à raconter une histoire au moyen d'une certaine technologie. Sans y renoncer, le réalisateur a également la responsabilité de donner une plus grande ampleur à son travail. Faire du cinéma implique de chercher de nouvelles manières de percevoir les choses. De trouver de nouvelles façons de montrer et de connecter les images entre elles".

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Des points de vue différents pour une même scène
Jaime Rosales a fait le choix de tourner 30% de La Soledad en polyvision, qui consiste à diviser l'écran (format scope) en deux parties égales: "Chaque partie correspond à un point de vue différent sur une même scène. Derrière ce procédé et les règles que nous lui avons appliquées il y a l'idée de créer un code dont la fonction est d'apporter une perception distincte à celle induite par un format classique. Le défi et la difficulté ont été d'obtenir une certaine distanciation et une rupture vis-à-vis de la lecture habituelle sans que cette rupture ne soit un frein à l'émotion".

Des choix radicaux pour changer de vie
Sonia Almarcha, diplomée de l'Ecole Royale Supérieure d'Art Dramatique de Madrid et interprète d'Adela, parle avec beaucoup d'affection de son personnage: "Adela est une femme courageuse, déterminée, qui n'hésite pas à faire des choix radicaux pour changer sa vie. C'est une mère qui a grandi sans la sienne. Elle est solitaire, peu bavarde. C'est une femme que le silence n'effraye pas. Je comprends bien son enthousiasme pour la vie, son amour pour son fils, son assurance. C'est une femme qui ne se résigne pas et en cela on se ressemble. Si je vis mal une situation, j'essaye d'y remédier en cherchant des alternatives. Comme elle, j'essaye d'avancer coûte que coûte, même si dans ces circonstances, je ne sais pas si j'aurai sa force. Avant que les répétitions ne débutent , j'avais relevé quelques scènes qui me faisaient assez peur. Des scènes qui nécessitaient beaucoup de subtilité dans la façon de dire les choses. Où il fallait trouver le juste équilibre. N'en faire ni trop, ni pas assez. Depuis que le film est terminé, j'ai réalisé qu'indépendamment du résultat, je suis comblée par ce que j'ai vécu. Je crois avoir fait mon travail avec beaucoup d'amour et de dévouement. Personne ne pourra m'enlever ça".

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Un personnage ordinaire pour Petra Martinez
Petra Martinez, actrice espagnole de renom qui incarne Antonia, a été très émue à la lecture du scénario: "Je me suis pas mal interrogée sur moi-même. Les histoires qu'il raconte sont très crédibles. Ce sont des drames qui peuvent survenir dans la vraie vie. Le personnage d'Antonia est celui d'une personne ordinaire, quelqu'un que vous pourriez croiser dans votre rue. Je dirais qu'elle est tellement ordinaire qu'elle finit par nous sembler familière. Pour moi, elle représente l'archétype de la mère. Elle fait tout pour ses filles, souffre en silence, s'inquiète pour chacune d'elles et est toujours disponible. Je comprends très bien son amour pour ses enfants, un sentiment auquel je m'identifie clairement. L'originalité du film tient à la vision unique qu'a Jaime de la vie. Certains moments toucheront beaucoup le public mais parfois, il observera l'action avec plus de distance".

3 GOYA
La Soledad a remporté trois GOYA en 2008: - MEILLEUR FILM - MEILLEUR REALISATEUR - MEILLEUR ESPOIR MASCULIN

Festival de Cannes 2007
La Soledad de Jaime Rosales a été présenté au Festival de Cannes en 2007 dans la catégorie "Un Certain Regard".

 

10:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

Cinéma Pathé : La soledad

soledad

01:50 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

15 septembre 2008

Cinéma Pathé : Thelma et Louise

Pour ceux que mon avis intéresse : Déçu

Avec les années, il ne reste plus grand'chose de ce film prétendument subversif. Seule subsiste la pâle médiocrité (photographie, jeu...) d'un série B américain

14:50 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

Cinéma Pathé : Thelma et Louise

Deux amies, Thelma et Louise, frustrées par une existence monotone l'une avec son mari, l'autre avec son petit ami, décident de s'offrir un week-end sur les routes magnifiques de l'Arkansas. Premier arrêt, premier saloon, premiers ennuis et tout bascule. Un évènement tragique va changer définitivement le cours de leurs vies.

Sur un air de Hans Zimmer... 
Les Associés sera la sixième collaboration entre Ridley Scott et le compositeur Hans Zimmer, après Black rain (1989), Thelma et Louise (1991), Gladiator (2000), Hannibal (2001), et La Chute du faucon noir (2002).

Oscars 
Oscar 1992 du meilleur scénario, le film a aussi obtenu 4 autres nominations : Meilleure actrice (Geena Davis et Susan Sarandon), Meilleure photographie, Meilleure réalisateur, Meilleur montage

14:47 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

Cinéma Pathé : Thelma et Louise

thelma_louise

14:42 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

29 août 2008

Cinéma Pathé : Sous le soleil de Satan

Pour ceux que mon avis intéresse : SourireSourireSourire

Film âpre et ardu, cette oeuvre d'une rigueur sèche fait toute la place à ses thématiques tranchées et envoûtantes : la suavité délicieuse du mal, le chemin bourbeux de la vie. Faut-il dire que le Depardieu des plus belles années, celles aussi de Jean de Florette et de Cyrano, y donne toute sa densité charpentée de vigneron, de cogné de la vie, d'obsur pote à Satan.

14:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

Cinéma Pathé : Sous le soleil de Satan

Dans un champ de terre noire, par une nuit trop claire, l’abbé Donissan, modeste curé de campagne, affronte Satan, sous les traits d’un maquignon à chapeau mou. Dès lors, massif, gauche, tourmenté par sa foi et le sens de sa mission, l’abbé devenu douloureusement visionnaire traque le Mal : au fond de l’âme de Mouchette, une belle meurtrière… Qui a oublié le poing tendu de Maurice Pialat au festival de Cannes 1987, un soir de Palme d’or et de sifflets ? (« Vous ne m’aimez pas ?… Je ne vous aime pas non plus ! ») Le cinéaste manie la foudre comme personne. C’est dire si son film, âpre et austère, sous un ciel plombé, parle de Dieu et d’absolu aux antipodes de toute image sulpicienne. Au commencement, il y a le livre de Georges Bernanos, roman lucide et mystique, sur la solitude de la foi, quête claire-obscure et brutale. On a beaucoup reproché au cinéaste de s’être trahi, d’avoir abandonné son réalisme coutumier en transposant ce chef-d’œuvre avec trop d’application. Cette pesanteur, au contraire, qui écrase les êtres et les personnages, permet à Pialat d’instiller une violence sourde, mais aussi dévastatrice que dans ses autres films. La campagne du Nord se transforme en chaos de glèbe et de chaux, en univers silencieux où s’affrontent le Bien et le Mal, la foi et le doute. Cette torpeur fantastique se déchire parfois, comme une lourde tenture, laissant entrevoir la figure tragique de Mouchette (sublime Sandrine Bonnaire) et sa damnation. Gérard Depardieu incarne un abbé éperdu et fruste, comme encombré de Dieu. Humblement, il se drape d’ombre, et suggère cet étonnant paradoxe : c’est dans l’obscurité, dans la grisaille du monde, que peut éclore la grâce, loin du soleil trompeur de Satan.

Cécile Mury, Télérama

12:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema, litterature

Cinéma Pathé : Sous le soleil de Satan

La jeune Mouchette, 16 ans, tue son amant. Tout le monde pense que le défunt s'est suicidé. Mais l'adolescente ressent le besoin de confier son crime à l'abbé Donissan, le vicaire du village. Une relation étrange, malsaine et fallacieuse se noue entre eux. 

Un projet mûrement réfléchi
En 1972, Maurice Pialat adapte son propre roman, Nous ne vieillirons pas ensemble. Avec Sous le soleil de Satan (1987), il adapte pour la première fois le roman d'un autre écrivain, et pas n'importe lequel puisqu'il s'agit de Georges Bernanos. Ce projet lui tient à coeur depuis longtemps. En 1983 déjà, il déclare au magazine Positif :"ça me tient depuis dix ans, l'abbé Donissan, on a l'impression que ça a été écrit pour Depardieu. Il pourrait être étonnant là-dedans. Quant à Sandrine Bonnaire, bien qu'elle n'ait pas ce côté "chat maigre", elle ferait sûrement une Mouchette intéressante." 

Georges Bernanos
Les oeuvres de Georges Bernanos ont inspiré deux films à Robert Bresson : Le Journal d'un cure de campagne (1950) et Mouchette (1967). En 1960, Philippe Agostini et le Père Raymond Leopold Bruckberger adaptent Le Dialogue des Carmelites. En 1987, Maurice Pialat réalise Sous le soleil de Satan. C'est alors la quatrième fois qu'une oeuvre Georges Bernanos est adaptée au cinéma, mais celle-ci est la première à être en couleur.

Mouchette, une enfant perdue
Mouchette, l'héroïne misérable de Georges Bernanos, semble être la victime toute désignée de la cruauté des hommes. Dans Mouchette de Robert Bresson, elle est mal-aimée puis violée. Elle réapparaît dans Sous le soleil de Satan de Maurice Pialat en adolescente farouche et manipulée. 

Pialat et Toscan du Plantier
En 1975, Daniel Toscan du Plantier devient directeur général adjoint de Gaumont. C'est sous son autorité en particulier que sont produits et distribués A nos amours (1983) et Police (1985) de Maurice Pialat. En 1985, la Gaumont se sépare de lui. Mais Pialat reste fidèle à son producteur et ami. Les deux hommes travaillent ensemble pour Sous le soleil de Satan (1987), puis Van Gogh (1991). Maurice Pialat disparaît le 11 janvier 2003. Daniel Toscan du Plantier s'éteint le 11 février de la même année.

Acteur fétiche
Gérard Depardieu fait partie de l'univers de Maurice Pialat. L'acteur tient le rôle principal de Loulou (1980), Police (1985) et Sous le soleil de Satan (1987). Dans Le Garçu (1995), l'acteur interprète le personnage de Gérard, père d'un petit garçon prénommé Antoine, joué par Antoine Pialat, le propre fils du réalisateur. 

Pialat vu par ses proches
Maurice Pialat disparaît le 11 janvier 2003 à l'âge de 77 ans. Ses proches lui rendent aussitôt d'émouvants hommages. Dans le journal Le Monde, Gérard Depardieu parle de l'"immense humanité" du cinéaste. Isabelle Huppert déclare : "c'était un pessimiste, un insoumis, il a su quoi faire de son désespoir : des films. Il ne transformait pas le réel, il ne le sublimait pas : il le disait. Maurice n'est plus là, je suis triste." Daniel Toscan du Plantier confie : "j'ai mesuré, en 25 ans de travail avec lui, [...] le poids de Pialat, qui n'a d'égal que celui de Jean Renoir dans le cinéma français de la seconde moitié du XXème siècle." 

Une actrice révélée
En 1980, Maurice Pialat révèle au public une jeune inconnue de 15 ans nommée Sandrine Bonnaire. L'actrice en herbe joue une jeune ingénue frivole dans A nos amours et le réalisateur interprète son père. Une relation filiale naît entre les deux personnages au-delà de la fiction. Ils se retrouvent pour Police (1985) et Sous le soleil de Satan (1987). 

Maurice Pialat acteur
A ses débuts au cinéma, Maurice Pialat interprète un petit rôle dans Que la bête meure (1969) de Claude Chabrol. Par la suite, il joue dans de rares films, dont deux qu'il réalise : A nos amours (1983) et Sous le soleil de Satan (1987). 

Une Palme controversée
En 1987, Sous le soleil de Satan remporte la Palme d'or au festival de Cannes sous les huées du public. Sur scène, Maurice Pialat lève le poing au ciel et clame : "Si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus." Si le film est loin de faire l'unanimité auprès du public et de la presse, il obtient néanmoins sept nominations aux César en 1988 dont celles du meilleur film, du meilleur réalisateur (Maurice Pialat), de la meilleure actrice (Sandrine Bonnaire), du meilleur acteur (Gérard Depardieu) et de la meilleure photographie (Willy Kurant). 

Les félicitations de François Mitterrand
Suite au palmarès du Festival de Cannes en 1987, le président de la République, Monsieur François Mitterrand, a adressé un message à Maurice Pialat : "Cette Palme d'or du quarantième Festival de Cannes a force de symbole. Elle récompense l'oeuvre d'un cinéaste qui a su s'inspirer d'un de nos grands écrivains. Elle désigne le cinéma comme terre d'écriture et de beauté. Elle montre la vitalité que peut et doit connaître le cinéma français."

Jack Lang approuve la décision du jury
Aussitôt après la proclamation du palmarès du quarantième Festival de Cannes, l'ancien ministre de la culture Jack Lang a exprimé son enthousiasme, félicitant le jury d'avoir attribué la Palme d'or à Maurice Pialat. Il a ensuite déclaré : "cette récompense est d'abord la reconnaissance tant attendue de l'immense talent d'un grand maître du cinéma français et de l'interprétation exceptionnelle de Gérard Depardieu et Sandrine Bonnaire." 

De rares Palmes d'or
Losque Sous le soleil de Satan remporte la Palme d'or au Festival de Cannes en 1987, cela fait vingt ans qu'un film français n'a pas remporté la prestigieuse récompense. Le dernier film français à l'avoir remportée est Un homme et une femme de Claude Lelouch en 1966. Source : Allociné

10:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema, litterature

Cinéma Pathé : Sous le soleil de Satan

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08:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema, litterature, bernanos

27 août 2008

Cinéma Pathé : Sagan

Pour ceux que mon avis intéresse : SourireSourire

Tout plongé dans mon été "Hussards et platanes, j'attendais beaucoup de ce film, qui m'a infiniment intéressé. Kurys traverse la vie de Sagan et explore toutes les facettes de ce personnage énigmatique, repoussant ou attachant selon les lieux et les moments. Le film remet en jeu des anecdotes tirées de romans, de mémoires et d'articles sans rester prionnier de la véracité biographique. Au-delà, le film sort grandi par les performances de ces comédiens, depuis la merveilleuse Testud au sous-estimé (et avant tout par lui-même) Palmade. Et puis, revoir Bernard Rapp dans un étonnant jeu de puzzle télévisuel avec Syvie Testud est un pur moment de nostalgie et de tendresse.

12:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema

Cinéma Pathé : Sagan

"Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse." Françoise a tout juste 18 ans quand elle écrit les premières lignes de Bonjour Tristesse, un roman dont le succès fulgurant suffira à lancer le mythe de " La Sagan ". Un mythe fait de formules brillantes, d'amours affranchies et de scandales tapageurs, derrière lesquels se cache une femme, que l'on qualifie d'anticonformiste pour ne pas la dire libre. Libre d'écrire, d'aimer, et de se détruire...

Un téléfilm avant d'être un film
Sagan était initialement un téléfilm en deux parties de quatre-vingt-dix minutes ("Un charmant petit monstre" et "Des bleus à l'âme") réalisé pour France 2. Au vu de sa qualité, Luc Besson, via sa société EuropaCorp, décide d'en acquérir les droits pour le cinéma. Sorti en salles le 11 juin 2008 pour une version cinématographique de près de deux heures, Sagan sera diffusé par France 2 trois mois plus tard en format téléfilm de trois heures. 

Retrouvailles
Sagan marque plusieurs retrouvailles. C'est ainsi la deuxième fois que Diane Kurys, après L'Anniversaire, dirige Pierre Palmade. Ce dernier avait déjà tourné avec Arielle Dombasle dans Astérix et Obélix contre César. Guillaume Gallienne et Lionel Abelanski avaient travaillé ensemble à deux reprises : pour Narco et Un samedi sur la Terre. Enfin, Jeanne Balibar et Denis Podalydès sont des habitués l'un de l'autre, puisqu'ils ont partagé l'affiche de trois films avant Sagan : Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle), Comédie de l'innocence et Dieu seul me voit (Versailles-chantiers). 

Actes manqués
Diane Kurys n'a pas connu Françoise Sagan. Elles avaient pourtant failli travailler ensemble : la cinéaste avait proposé à l'écrivain d'écrire le scénario des Enfants du siècle, sachant qu'elle adorait la correspondance entre George Sand et Alfred de Musset. Cela ne s'est finalement pas fait. 

L'idée d'un film sur Sagan
"J'ai toujours eu l'impression qu'elle faisait partie de ma vie", explique Diane Kurys. "En lisant les articles qui lui étaient consacrés (...) au moment de son décès, (...) j'ai vu à quel point sa vie avait été romanesque, intense, riche. (...) Je me suis mise à lire tout ce qu'on avait écrit sur elle, je me suis replongée dans ses romans, j'ai regardé ses interviews, et l'idée de faire un film sur sa vie ne m'a plus quittée."

Une personnalité atypique
Françoise Sagan était dotée d'une forte personnalité, difficile à cerner. Diane Kurys raconte comment elle s'y est prise pour dresser son portrait : "J'ai voulu la montrer dans son ambiguïté, à la fois proche, humaine et totalement imprévisible. Je n'ai pas cherché à la rendre meilleure qu'elle n'était, j'ai seulement voulu la rendre vraie, en essayant de m'approcher au plus près. Elle était généreuse, passionnée, passionnante et elle pouvait être un monstre d'égoïsme, elle était lâche aussi, parfois. Faire le portrait de quelqu'un, c'est aussi faire un portrait de soi-même."

Les hommes et femmes de sa vie
En amont du tournage, Diane Kurys a tenu à rencontrer certaines personnalités qui avaient marqué l'entourange de Françoise Sagan, dont Florence Malraux, Jean-Claude Brialy ou Régine. Elle a en outre demandé au fils de l'écrivain, Denis Westhoff, d'être le conseiller artistique du film. "C'est la première personne que j'ai appelée quand j'ai eu l'idée de faire ce film", explique-t-elle. "J'avais besoin de son approbation, de son regard, et de son aide. Il lui ressemble beaucoup, j'étais d'ailleurs très impressionnée à l'idée de le rencontrer."

L'évidence du choix de l'actrice
L'idée de faire tenir le rôle de l'écrivain à Sylvie Testud s'est très vite imposée à la réalisatrice. Lors d'un déjuner avec Thierry Taittinger qui revenait de l'enterrement de Françoise Sagan, celui-ci avait d'ailleurs dit à Diane Kurys que si un film se faisait, il faudrait prendre Sylvie Testud. Un choix que ne regrette absolument pas la cinéaste : "Cela m'a paru une évidence, et c'est elle que j'avais en tête quand je me suis lancée dans l'aventure. C'est une femme intelligente et courageuse, comme Sagan, et elle écrit elle aussi... Elle a compris le challenge que représentait le rôle. Elle a aussi un côté "petit soldat" : elle entraîne son monde derrière elle, et c'était un vrai bonheur de voir son travail, sa concentration et la légèreté avec laquelle elle avait l'air de faire tout cela."

La place de l'improvisation
Sur Sagan, la réalisatrice dit avoir laissé une grande liberté aux interprètes : "Depuis quelques films, moi qui avais tendance à vouloir tout contrôler, je me "lâche" sur l'improvisation. Moins on contrôle, plus on est heureux à la fin : je laisse donc aller autant que possible, dans les moments où cela vient, et en fonction des personnalités."

Une phrase culte
Quand on demande à Diane Kurys s'il existe une phrase de Françoise Sagan qui l'a particulièrement marquée, elle répond : "Je voudrais avoir dix ans, je voudrais ne pas être adulte. Voilà." Une phrase qui, pour la cinéaste, représente vraiment l'écrivain : quelqu'un qui n'a pas voulu grandir, qui a voulu, dans sa pensée, dans son mode de vie et son désir de liberté, rester une petite fille en révolte, une enfant un peu trop gâtée mais désireuse de garder son innocence. 

Un rôle sur mesure
Si Sylvie Testud indique avoir été à la fois enchantée et paniquée quand Diane Kurys lui a offert le rôle ("Je ne voyais pas de rapport évident entre Sagan et moi"), elle s'est finalement rendu compte que toutes les deux étaient finalement assez proches. "En lisant des biographies, en l'écoutant, en la regardant, j'ai effectivement découvert beaucoup de points communs. Par exemple, comme elle, j'aime les belles voitures (...) Elle explique qu'elle ne boit pas de champagne et qu'elle est très déprimée dans les soirées qui n'offrent que du champagne : moi aussi."

Des amis qui nous veulent du bien...
Sylvie Testud indique avoir rencontré certains des amis de Françoise Sagan encore en vie, mais qu'ils lui ont en fait compliqué la tâche. "Le premier la disait timide, le deuxième la qualifiait de séductrice, le troisième voyait en elle une introvertie...chacun se l'était appropriée." Ce sont finalement les enregistrements et l'INA qui ont le plus aidé l'actrice. "Après, c'est la vision artistique de Diane [Kurys] qu'il me fallait suivre." Source : Allociné

10:00 Écrit par Paul dans Cinéma | Commentaires (0) | Tags : cinema, litterature